lundi 12 octobre 2015

setembro - new york, paris, london, keighley


retourner à sa terre-mère n'est pas une chose facile. il faut affronter des aéroports...
voltar para a sua terra mãe não é coisa fácil. tem que enfrentar aeroportos...


passer par des terres inconnues, oú les arbres dancent le swing avec les ponts...
... passar por terras desconhecidas, onde árvores dançam o swing com pontes...

meta est une jolie dame qui jouait à central park : elle vit dans un bateau et aimerait aller aux caraïbes, mais comme sur le bateau il y a son potager, les restrictions d'entrées de graines étrangères lui ferment les portes.. elle joue de la musique celtique et me raconte que si un jour elle se faisait un tatouage, ce serait un dragon celte. elle m'offre un cd de sa musique.
meta é uma senhora linda que tocava em central park : ela mora num barco e gostaria de ir pelo caribe, mas como no barco tem sua horta, as restrições de entradas de sementes do exterior impedem a viagem... toca música céltica e me fala que se um dia se fazia uma tatuagem, seria de um dragão céltico. ela me ofereceu um disco de sua música.

... attendre que passe la pluie...... esperar a chuva passar... 




... observer les ossements de dinausores mythiques...
contemplar ossos de dinossauros míticos...

(de taille variable)...
(de tamanhos variavéis)...

et arriver enfin, pour célébrer des anniversaires...
e por fín, chegar a tempo para celebrar aniversários...

encore des anniversaires...
mais aniversários...

l'arrivée de nouvelles petites soeurs...a chegada de novas irmãzinhas...

et les derniers jours de l'été.
e os últimos dias do verão.

giverny, les jardins de monet
giverny, os jardins de monet


le parc de versailles
o parque de versailles

tango à la défense, le quartier des affaires, à l'heure du déjeuner
tango em la défense, o bairro de business, na hora do almoço





après plus d'un an dans un tiroir, j'envoie mon livre "étoiles filantes" aux éditeurs. on ne sait jamais...
depois de mais de um ano na gaveta, mando meu livro "estrelas cadentes" para os editores. nunca se sabe.

je salue le soleil de fin d'été, dont j'ai beaucoup entendu parler pendant qu'il carbonisait mes compatriotes, pendant quelques mois de grand enthousiasme. la nuit ne reprend sa place sur scène qu'après neuf heure et demi, un des tours de magie les plus fous qu'on puisse vivre ici. cette période est idéale pour orquestrer un retour, pour plonger dans des paysages familiers de fleuve, bâtiments et forêts profondes, pour boire du vin et mesurer la force des tempêtes et récoltes de l'année. les amis ont encore le visage brûlé et amènent des nouvelles de coeurs brisés, de révolutions spirituelles, d'acrobates maudits et d'ogresses mangeuses d'homme. on prend des cafés sous les chaufferettes des terrasses de bar de nuit, on échange des trucs, des trocs, des plumes indigènes et des conseils sur le travail et le monde virtuel, c'est quoi ces roues à moteur que j'avais jamais vues avant, il y a des papas qui prennent des antidépresseurs, des frêres qui meurent de cancer et des confessions du désir qui tue le respect. on essaie de lutter contre la maladie du corps avec l'amour de l'âme (et le ronronnement contre le ventre). ma mère devient citoyenne française pour voter contre les nazis extrêmistes, en hausse toujours plus forte. une éclipse de méga-lune sanglante me réveille au beau milieu de la nuit.
saludo o sol de fin de verão, de quém tinha ouvido muito falar enquanto fritava os meus compatriotas, durante uns meses de grande entusiasmo. a noite só entra no palco a umas nove e meia da noite, uma das coisas mais mágicas que se pode viver aquí. essa época é ideal para orquestrar as voltas, para mergulhar em paisagens familiares de rio, edificios e matos profundos, para tomar vinho e avaliar o tamanho das tormentas e cosechas do ano. os amigos ainda tem a cara queimada e trazem noticias de corações quebrados, revoluções espirituais, acrobatas malditos e ogras comendo homens. tomamos café baixo as calefações dos terraços de bar de noite, trocamos trucos, dicas e contos sobre o trabalho e o mundo virtual, qué são essas rodas motorizadas que descubro só agora, tem pais comendo antidepressívos, irmãos morrendo de cáncer e confessões do desejo matando o respeito. tentamos combatir a doença do corpo com o amor da alma (e o ronrom contra a barriga), ofereço penas indígenas e recebo histórias de posseção. minha mãe se torna cidadã francesa para poder votar contra os extremistas nazistas, subindo sempre mais. uma eclipse de mega-lua sangrenta me acorda no meio da noite.

on prend un thé dans la maison du laitier
tomamos chà na casa do leiteiro


on fait un petit tour au musée v&a...
damos uma voltinha no museo v&a...

...sa superbe expo de chaussures oú il est interdit de prendre des photos...
...sua linda exposição de sapatos onde ta proíbido tirar fotos...

... sa libraire : "une épouse bien habillée"
... e sua livraria : "uma esposa bem vestida"



"tu conoces la broma del pato celoso del cachorro?"
quelques fantômes du passé passent soudainement leur tête par une fenêtre entrebâillée : on voit pour la première fois le pub oú on grandit ma mère et son frêre
uns fantasmas do passado passam de repente a cabeça por uma janela entrabierta : vemos pela primeira vez o bar onde creceram minha mãe e seu irmão 




une vraie aventure se doit d'inclure un passage aux urgences avec une pirate
uma aventura de verdade deve obviamente incluir uma passagem nas urgências com uma pirata



garry
retour à rio
volta ao rio

mardi 1 septembre 2015

agosto - valença floripa

betão, anderson, lucas


 en route pour valença


c'est l'anniversaire de glaucia, que je n'ai jamais vu aussi souriante. elle brille dans la nuit pendant ce week-end, entourée de ses enfants et petits enfants

visite guidée d'une ancienne plantation de café. on visite les quartiers des maîtres, des esclaves, et au milieu de grands discours sur comment les choses ont changé, je note que tous les visiteurs sont blancs, et que parmi les quinze brésiliennes présentes, il n'y en a que trois qui n'ont pas teint de forme plus ou moins subtile leurs cheveux en blond.

ces objets de pouvoir étaient portés par une noire chef des autres esclaves

une pièce historique nous apprend que la première danse métissée du brésil a été lancée par une noble elle-même fruit d'une union entre des parents blanc et noir, qui a librement mixé la polka avec le rebolar des danses africaines.


florianópolis

 les étudiants de l'université udesc se livrent à ce qui parait une performance : on peut les voir immobiles, le regard droit, avancer centimètre par centimètre sur l'herbe. 

ils essayent d'approcher les deux chouettes qui ont choisi le campus comme leur chez-elles

première gravure, faite dans la classe de gravure de udesc

 queue immense pour aller voir un spectacle de marionettes pour enfants, oú toutes les actions sur la scène sont accompagnées par les chuchotements des accompagnateurs qui remurmurent l'histoire à l'oreille des tout-petits, leurs doigts montrant le monstre, la petite-fille, la baleine

yasminka nous fait invite à visiter son "lar", son foyer, garopaba, ville en plein essor touristique l'été grâce à ses vagues très convoitées par les surfers, qui retombe en hibernation en basse saison. parmi la génération plus âgée des natifs, on trouve une femme née sur un char à boeufs, dont le pére avait fondé la ville, à l'époque oú ici il n'y avait même pas une cabane à pécheurs. on filme des jours pluvieux en discutant avec les boeufs, à passer devant des temples bouddhistes, regarder des peintures de plages, filmer des interviews de meilleurs copines prenant un maté sur la plage, et faisant des grands concours de ricochets. à tous on demande si quelqu'un connaît gaudério, personnage mythique du livre qui se déroule le long de ces plages, et on saute sur place quand une dame répond "gaudério, mais oui bien sûr!", la fiction envahissant subitement la réalité.






ces marques de griffes sont les marques du passage des esclaves enfuis, qui afûtent les lames de leurs lances contre la pierre, en route vers les kilombos





de retour à florianópolis : compétition de surf sur la plage de matadeiros


 dans mon atelier temporaire, il y a vue sur une tête de palmier et les bons présages du passage des abeilles










igor

 isabela

júlia

jefferson

 joão

leonardo