mardi 28 octobre 2014

niteroi setembro outubro



il y a des gens qui ont la chance d'avoir des adorables grand-parents qui vivent dans des hectares de verdures et plantent des djamberos toute la journée, avant de se prendre un café pour regarder la nuit en disant "mais au final, c'est quoi les étoiles?"
hay gente que tiene la suerte de tener adorables abuelos que viven en hectares de campo, y plantan árboles todo el día antes de tomarse un café de noche diciendo "y entonces, que son las estrelas?"

ce petit est le plus petit d'une tribu de quinze. quand ils dorment, on ne dirait pas que certains ont tués plus de quarante canards et un chiot
 este pequenito es el mas pequenito de una tribu de quince. cuando duermen no parece que algunos mataron casí cuarenta patos y un cachoro.
]
parque lage, sublime école dart avec falaise, forêt tropicale et aquarium
parque lage, maravillosa escola de arte con acantilado, selva tropical y aquario



MA

le groupe d'écoliers assis à gauche veulent prendre des photos avec moi et me disent que j'ai l'air d'avoir quatorze ans
el grupo de nenes sentados a la izquierda querían sacarse fotos conmigo, y me dicen que parezco tener quince años

terra do flamengo, oú les joggeurs se mêlent aux sans-abris et adeptes de la plage
terra do flamengo, donde los deportistas corren do lado de fanáticos de la playa y gente sín hogar



une gentille dame du bord de mer vient nous taper quelques pièces pendant qu'on mange : "ah profitez hein! parce que moi vous voyez bien, je peux plus!"
une señora linda viene nos pedir unas moneditas al lado del mar mientras comemos : "que disfruten! porque yo ya no puedo!"

plage de itaipu
playa de itaipu
 atelier d'edmilson et marquinho
tallér de edmilson y marquinho











je deviens assistante de peintre - job numéro quatre après tatoueuse, assistante de production et prof de langues pour arriver à manger tout en finissant décrire un livre et en commençant à rêver une bande-dessinée.
me vuelvo assistente de pintor - pega número cuatro después de tatuadora, assistente de producción y professor de idiomas, para seguir comiendo mientras termino mi libro y comienzo un libro de cómics









mariage de anaclara et lucas
casamento de anaclara y lucas


cest la saison des oiseaux
temporada de pájaros








sorcières

brujas

temps étranges oú la rue fait sonner les portables et leurs notifications de réseaux sociaux, les sms chauffent et les esprits s'agitent. nous sommes à la veille des élections présidentielles, du parlement etc...., et les rues de rio et niteroi sont chaque jour plus infestées des sourires plastiques des milliers de candidat au pouvoir sous ses diverses formes. contre les murs, sous les fenêtres, bloquant le trottoir, flottant sur les drapeaux tenus par des employés saisonniers comme on en emploie pour les vendanges, les quartiers résonnent des chansons inventées scandant le numéro de chaque personalité politique, des stickers sont brandis à chaque recoin des transports publiques, des mails et des textos s'incrustent dans les foyers des citoyens pour les inciter à voter Fulano. dans les rues une ambiance d'avant-match, avec les supporters et leurs couleurs se regardant en grommelant. 
erreur tactique : je lis le très solennel "les justes" de camus, avant de me soumettre au débat télévisé des candidats à la présidentielle. après le sérieux de la tragédie vient le ridicule de la farce : des boutades sournoises d'écoliers, les trois grosses pointures s'accusant de corruption tout comme l'hôpital se fout de la charité, les petits joueurs laissant voir qu'ils ne sont pas dans la cour des grands, et quelques savoureux éclats d'homophobie, qui n'est pas considéré comme un crime au brésil. des idées, des programmes, on en parle très peu. ah tiens, en fait on n'en a pas parlé.
tiempos estraños donde la calle hace sonar los celulares y gritar las notificaciones de redes sociales, los mensages y los espiritus ferven, es la vispera de las elecciones presidenciales, parlementarias etc... las calles de rio y niteroi son cada día mas infestadas con las sorrisas de plástico de millares de candidatos al poder en todas sus formas, contra los muros, bajo las ventanas, trancando la circulación entre los empedrados, flotando en banderas contra el hombro de empregados temporarios como se hace en viñas, en los barrios tocan las canciones repitiendo el número de cada figura política, agitan los stickers en cada canto del transporte público, mails y mensages invaden los hogares de los ciudadanos, incitándoles a votar para Fulano. en las calles un ambiente de pré-partido, con los torcedores y sus colores respectivas mirándose con ojo malo.
error táctico : leio el solemne "los justos" de camus, antes de mirar el debate de los candidatos presidenciales en la tele. después el serio de la tragédia llega el rídiculo de la comedia : ataques verbales, los tres competidores mas importantes se acusan el uno al otro de corupción en un circúlo sin fín, los pequeños dejan claro que no se puede llevarles a serio, unos deliciosos gritos de homofóbia, que todavía no está considerado como crimén pero como libertad de expresión. de ideas, de programas para mejorar el país, se habla muy poco. será que fueron mencionados?...





pendant ce temps, une peinture sur une ruine fait frémir les réseaux sociaux d'indignation ou de solidarité. on crie au scandale, de "médiocre" "vandalisme" sur un "joyau d'architecture". à aucun moment ne sont montrées les photos de l'édifice en question,désoccupé depuis une décennie,  tombant en morceaux, balafré de centaines de gribouillis, aux fenêtres défoncées et dont les pièces abandonnées, inondées, oubliées sont occupées par les rats. à aucun moment il n'est mentionné que l'artiste qui hurle au crime et l'artiste qui a brandit son pinceau ont tous deux été exposés au musée d'art contemporain de la ville. les "vandales" restent hypocritement non cités, comme s'ils étaient une inquiétante foule de délinquants dangereux détruisant le patrimoine national. l'indignation des petites gens va jusqu'aux menaces de "pêter la gueule", aux deux artistes qui osent utiliser librement l'espace public pour faire de l'art. le même si indécrottablement, si impunément pollué par les milles visages oppressants de l'armée politique, mais ça, ça ne choque personne. eux ont payé pour envahir notre espace visuel, ils sont donc pleinement justifiés. pendant ce temps, pour deux peintures sur une vieille façade, on en arrive aux menaces de représailles par les balles. affaire à suivre.
mientras tanto, una pintura sobre una ruina incendia las redes sociales con indignación o solidaridad. se habla de escándalo, de "mediócro" "vandalísmo" sobre une "joya de arquítectura". en ningún momento muestran fotos del édificio de cual se trata, desocupada hace diez años (después de ter sido putero), cayendo a pedazos, cubierto ya de grafitis, con ventanas destruídas y piezas abandonadas, inundadas, olvidadas y ocupadas ahora por ratas ; en ningún momento se menciona que el artista sonando el alarma y la artista que usó su pincél fueron ambos expostos en el muséo de arte contemporáneo de la ciudad. los "vandalas" se quedan en un hipócrito anónimato, no se habla de sus nombres, como si fueran un ejército de delinquentes peligrosos destruyendo el patrimonio nacional. la indignación de los 

mardi 16 septembre 2014

niteroi agosto

plan de la performance
plan de la performancia

 je participe au filmage d'une performance de l'artiste guilherme vaz, "fractions de l'infini". la scène prend place sur le "chemin de darwin", que le naturaliste avait traversé à cheval au cours de ses voyages
participo del filmage de una performancia del artista guilherme vaz, "fracciòn del infinito". toma lugar en el "camino de darwin", que el naturalista cruzó a caballo durante sus viajes


boulangerie de itaipu
paderia de itaipu




café avec glaucia et glaucimar
cafecito con glaucia y glaucimar


MAC vide : le musée d'art contemporain de niteroi ouvre ses portes et invite des workshops, notamment un atelier de stencil
MAC vacío :  el museo de arte contemporanéo de niteroi abre sus portas y invita workshops, por exemplo un tallér de stencil

performance des stagiaires en montant la rampe
performance dos estagiares subiendo la rampa



je me joins à un voyage pour aller filmer un rituel de candomblé, la religion africaine du brésil. au milieu d'une ville très pauvre, le terreiro, lieu de culte, surprend par sa beauté sereine. nous passons une journée entière avec les adeptes pour filmer la préparation et les rites avant la grande fête du soir, l'olubajé. un monde de grandes robes blanches. les guirlandes de popcorn au-dessus du baba (chef religieux), acceptant les prosternations tout en donnant à manger à la fillette d'un an sur ses genoux, la colossale montagne qui dépasse dans le ciel du terreiro avec JESUS peint en lettres immenses dessus, les poules dans des paniers et les dessins des orisha (esprits) sur les murs blancs, les novices à la tête baissée. on nous interdit l'entrée dans quatres salles spéciales. un garçon à lunettes d'une dizaine d'années assiste en maître aux cérémonies, le tambour ouvre la danse et les chants accompagnent des rondes de plusieurs heures. 

acompaño amigos que van a gravar un ritual de candomblé, la religión africana de brasil. no medio de una ciudad muy pobre, el terreiro, edificio sagrado, sorprende por su belleza serena. pasamos un día entero con los adeptos para filmar la preparación para la grande fiesta de la noche, el olubajé. un mundo de grandes vestidos blancos. las guirnaldas de pororo encima del baba (jefe religioso), aceptando as prosternaciones dando de comer a una nenita de un año en su regazo, la inmensa montaña que divide el ciel encima del terreiro con JESUS pintado de letras blancas gigantes, gallinas en una cesta  y dibujos de orishas (espiritus) en las paredes. los novatos con cabeza baja, se nos prohibe la entrada en cuatro salas especiales, un niño de gafas que assiste a las ceremonias como un rei, el djembé empieza el baile y los cantos acompañan rondas de varias horas.

















les individus aptes à incorporer les orishas sont parés de leurs attributs, serpents, épée, maracas et grands voiles de paille cachant le visage, ils ne lèvent plus les yeux pendant la transe. les danses rappellent les eguns, les revenants des yorubas. les vêtements et volailles sont blancs pour éloigner les pensées négatives, attirées par le noir. la religion est complexe, j'absorbe des bribes auprès de différents membres au cours de la journée : la fête comémore un festin fait par les orishas pour calmer la colère de l'un d'eux. chaque orisha a son propre plat, servi dans des feuilles et mangé avec les doigts par toute la communauté qui assiste à la fête. la volaille est tuée au long d'un grand rituel, les caméras doivent rester au loin, je regarde l'entrée de la salle de culte oú une femme frappe la tête d'une poule morte contre le sol au rythme du tambour, les femmes en blanc priant dehors. baba jette des umuru (nom des popcorns) sur nous, bénédictions, les plumes des poules affolées nous caressent les joues, baba lave le sang de ses mains et on mange à côté des bêtes décapitées, attendant d'être plumées et vidées pour le festin du soir. sur les murs, des masques, des photos des ancêtres, des articles de journaux sur un salon de coiffure militant pour porter au naturel les cheveux africains. un autel avec une statue de femme noire, des pattes de volaille, de l'alcool, des arcs et des drapeaux brésiliens, 


 Ce jour-là, Leandro Baptista Almeida et Daniel Leão ont fait cette video :
Olubajé : le banquet du roi

je suis choquée quand je comprends que ce lieu est le seul de cette envergure des environs, on rencontre des adeptes vivant à côté de chez nous alors que nous sommes à plus de deux heures de route. ça parle de tolérance religieuse, de miracles médicaux. d'éducation et de racisme. le vendredi, il ne faut pas ingérer d'aliments noirs, comme le café, "mais bon le feijão tu peux parce que c'est pas noir, c'est marron". quand tombe la nuit, qui amène les fidèles, je suis choquée par leurs vêtements, leurs cheveux si occidentalisés qui contrastent avec les danseurs à l'intérieur du terreiro. une partie des africains et leurs descendants en france m'avaient habituée à une revendication plus forte de leurs racines par le physique, avec des boubous, des dreads, qui ne sont nulle part ici. la différence entre l'immigré et l'esclave...
le lendemain, un membre de famille évangéliste appelle pour demander avec un ton acide comment s'est passée la journée. les préjugés contre le candomblé sont très forts, et je rencontre très peu de brésiliens qui ont déjà assisté á une cérémonie. 


los individuos capacitados a recibir los orishas visten sus atributos, serpientes, espadas, maracas y grandes velos de paja cubriendo el rostro, ya no levantan los ojos durante el transe. los bailes hacen pensar en los eguns, los espiritus de los yorubas, la ropa y las gallinas blancas para alejar los pensamientos negativos, atraídos por el negro. la religión es complexa, absorbo pedazos con diferentes personas durante el día : la fiesta comemora un banquete preparado por los orishas para calmar la rabia de uno de ellos. cada orisha tiene su proprio plato, toda la comunidad assistiendo a la fiesta recibe una mixtura de todos los platos de orishas dentro de una hoja, comiendo con la mano. las gallinas son matadas durante un largo ritual y las cameras no pueden acercarse, miro la entrada de la sala del ritual donde una mujer bate la cabeza de una gallina muerta contra el suelo al ritmo del djembé. mujeres en blanco rezan afuera. baba nos tira pororo encima, bendiciones, las plumas de gallinas en pánico nos acarician las mejillas. baba lava la sangre de sus manos y comemos de lado de los animales sin cabeza, esperando ser desplumadas y vaciadas para el banquete de la noche, en las paredes hay máscaras, foto de ancestros, artículos de periodico sobre una peluqueria militando para dejar el cabelo africano natural, un altar con una estatua de mujer negra, patas de gallina, alcól, arcos y bandeiras brasileiras. 

Este día, Leandro Baptista Almeida y Daniel Leão hicieron este video :
Olubajé : el banquete del rei

siento un choque al enterarme de que este lugar es el único de este tamaño a decenas de kilómetros de distancia. conocemos adeptos que son nuestros vecinos, y somos a mas de dos horas de viaje de allá. se habla de tolerancia religiosa, de miráculos medicales. de educación y racismo. el viernes no se puede comer alimentos negros, como el café, "pero bueno el feijão puedes, no es negro es marrón". cuando cae la noche, que lleva con ellas la comunidad de fieles, me sorprenden su ropa, su cabelo tan occidentalisados, que forman un contraste fuerte con los bailarines con quien pasamos el día dentro del terreiro. parte dos africanos y su descendencia en francia me habian acostumada a una reivindicación mas fuerte de sus raízes por su apariencia física, con boubous, dreadlocks, ausentes acá. diferencia entre el imigrante y el esclavo...
el dia siguiente, un pariente evangelista llama con voz ácida para preguntar como fue el dia. los préjuicios contra candomblé son fuertísimos, y me cruzo con pocos brasileiros que ya fueron a ver una ceremonia.  




bruna



 ivar



jorge 


planches de recherches d'une bande dessinée
busquedas para un cómic