lundi 15 avril 2013

02/04/13 - 15/04/13 sorata - tiwanaku











retour eclair a la paz (comme rome, toutes les routes y menent), un ami fraichement debarqué de sorata me convainc en cinq secondes d´aller y assister a une fete de plusieurs jours avec costumes traditionnels, cinq estrades sur la place principale et défilé de carnaval. la fete de coroíco, en comparaison, parait calme, on alterne une nuit de repos et une nuit de folie pour tenir le rythme. les cholas avec le chapeau dans un sac en plastique pour le proteger de la pluie commencent par danser de maniere tres digne et raide, puis les litres de biere les font tanguer comme des navires, glisser dans la boue et aller jusqua me faire des grandes declarations damour ou minviter a des fetes au bresil. cumbia bolivienne sans fin chantée par des cowboys en costumes de cuir rouge et noir, ca ne fait rire que moi apparemment. apres ca il faut redescendre une pente vertigineuse jusqua un petit paradis dauberge cache au creux de la riviere, ici le plus il faut remonter pour atteindre le village, le plus les prix des hostals baissent. je debarque face a un mur qui attend detre peint, la seule maniere efficace de se distraire pour ne pas se gratter frenetiquement les piqures de moustiques, chaque minute du jour et de la nuit. nos nuits sont pleines de musique et recommence la rengaine du "je pars demain".
volver rapido rapido a la paz (como roma, todas las calles van allá), un amigo que acaba de bajar de sorata me convence en cinco segundos de ir a la fiesta que dan durante varios días, con ropa tradicional, cinco escenarios y un desfile de carnaval. la fiesta de coroíco de repente parece haber sido calma, vamos alternando una noche de descanso y una noche de locura para aguantar. las cholas con su gorro en una bolsita de plastico para protegerla de la lluvia empiezan bailando de manera muy digna y rígida, antes de que los litros de cerveza les hacen tambalearse como naves en tormenta, resbalar en el barro y hasta hacerme grandes declaraciones de amor y invitarme a fiestas en brazil. hay cumbia boliviana sin fín cantada por cowboys en disfrazo de cuero negro y rojo que parecen resultar chistosos a mi sola. despues hay que bajar une bajada impresionante hasta un pequeño paraíso de hostal escondido al lado del río, acá lo más hay que subir para llegar al pueblo, lo menos pagas tu alojamiento. llego frente a un muro que espera que alguien le pinta, la única distracción para no pasar cada minuto de cada día y noche rascándose las picaduras. las noches son llenas de música, otra vez empieza el estribillo de "voy mañana".



 photos de Google


la route me mene a tiwanaku, un vrai choc visuel pour mes yeux si habitués a des paysages de montagnes. j´arrive de nuit, en marchant sur une route que je ne peux pas distinguer, entourée par un globe d´étoiles. au réveil les vue sont spectaculaires, les lignes horizontales de laltiplano et le mur du temple de khalasasaya qui me regarde en silence. on peut chuchoter dans l´oreille des pierres et le son s´entend a quarante metres, de l´interieur du temple, j´imagine les chamanes et leurs masques de ceremonie qui criaient des paroles sacrées par ces orifices pendant les cérémonies, avec tout le village assemblé a l´intérieur. dans ces ruines le plus marquant est que c´est encore la breve idée d´une reconstruction, la terre n´a encore laissé que peu de choses voir la lumiere du jour, il y a des lamas qui broutent entre les debris de murs avec des gravures de formes géométriques parfaites. la montagne garde ses secrets contre son sein et les portes du soleil sont ouvertes sur les nuages, il y a des visages qui sortent du sol comme des personnages levant la tete apres des siecles de silence et deau, lorsque le titicaca avait inondé toute la région. une femme pleure en hurlant, le corps contre une pierre qui se remplit dénergie, il y a un monolite qui provoque des catastrophes chaque fois qu´on essaye de le changer demplacement, ici est un lieu fait pour construire des temples et des reves. les segments de murs jouent au casse-tete, les traces dune civilisation complexe et avancée étalées a terre comme autants de points d´interrogations. il y a un vide palpable dans ce lieu qui laisse de lespace pour la méditation. les montagnes m´appellent depuis l´horizon, la montée avec l´ami coyote est récompensée par une breve apparition des eaux scintillantes du lac, de l´autre cote du mur de pierres.
la carretera me guía hasta tiwanaku, un choque para mis ojos tan acostumbrados a paísajes de montañas. llego de noche, caminando sobre una calle que no puedo distinguir, rodeada por un globo de estrellas. al despertar las vistas son espectaculares, las lineas horizontales de las montañas y el muro del tiemplo de khalasasaya vigilandonos en silencio. se puede emitir un susurro en en la oreja de las piedras que se puede oír a cuarenta metros del otro lado, imaginar a los chamanes y sus mascaras de ceremonía que gritaban palabras sagradas por estos orificios durante las ceremonias. en estas ruínas lo más impactante es que es la idea de una reconstrucción, la tierra ha dejado pocas cosas salir a la luz todavía, hay llamas masticando pasto entre los trozos de muro con formas geometricas perfectas grabados. el monte guarda sus secretos en su pecho y las puertas del sol estan abiertas hacia los nubes, hay caras saliendo del suelo como personajes sacando la cabeza de siglos de silencio y agua, cuando el lago titicaca había inundado toda esta zona. una mujer llora gritando sobre una piedra que se llena de energía, hay un monolito que provoca catástrofes cada vez que lo intentaron cambiar de lugar, acá de verdad es un lugar para construir sueños y templos. los segmentos de muros quedan como rompecabezas, huellas de una civilización compleja y avanzada tiradas en el suelo como puntos de interrogación. hay un vacío palpable en este lugar que deja espacio para la meditación. desde el horizonte me llaman las montañas, la subida que hago con el amigo coyote está recompensada por un vistazo del lago titicaca y sus aguas chispeantes, al otro lado de la pared de rocas.

mardi 2 avril 2013

24/03/13 -01/04/13 coroíco



 photos de Google


photos de ana










coroíco est comme une femme qui t´a séduit et rendu son esclave au premier regard. après le froid du altiplano le village m´offre ses vallées vertes avec soleil et chaleur. je croise encore des visages rencontrés autre part, on regarde la place principale se remplir de gringos hippies qui vont tous a un festival de musique trans, puis plus tard les touristes boliviens arrivés par centaines pour la semaine sainte. sans perdre un instant, les fidèles descendent a pied des montagnes passent par l´église pour la messe et échouent sur la place, à boire des litres et des litres du sang du christ. les quatre curés regardent avec un air incrédule et coupent l´éléctricité dans tout le village pendant des heures, pendant que chaque nuit les escaliers sont inondés de bière, de sang et d´autres liquides. en bolivie les coiffures sont impeccables et les chaussures lustrées, mais personne ne va se gêner pour déféquer ou faire l´amour sur la voie publique. à part de ces quelques distractions, j´aterris dans un jardin avec une vue impossible, qui m´hypnotise tous les matins pendant que je regarde les nuages monter paresseusement depuis le balcon. au río negro il y a des papillons avec des ailes de toutes les couleurs, grandes comme deux mains ouvertes, qui volettent entre les arbres chargés d´oranges et de café. chaque jour mon amie colombienne et moi répétons le refrain "aujourd´hui je pars... demain", on passe les nuits dans un bar caché dans un jardin, à écouter la guitare à la lumière des bougies en attendant que la lumière revienne.
coroíco es como una mujer que ya te ha seducido y vuelto su esclavo con la primera mirada. despuès del frío del altiplano el pueblo me ofrece sus valles verdes con calor y sol. cruzándose otra vez con gente encontrados en otra parte, observamos la plaza principal llenándose de los gringos hippies que se van todos a un festival de música trans, y mas tarde de los turistas bolivianos llegando por centenas por la semana santa. sín perder mucho tiempo los fideles bajan del monte caminando, pasan por la iglesia por la misa y caen en la plaza para tomarse litro trás litro del sangre de cristo. los cuatro curas miran con aire incrédulo y cortan la electricidad en todo el pueblo durante horas, mientras cada noche el suelo de las escaleras se llena cada vez más de cerveza, sangre y otros líquidos. en bolivia el peinado es siempre perfecto y los zapatos lustrados, pero nadie va a avergonzarse de cagar o hacer el amor en la vía pública. aparte de estas distracciones, llego a un jardín con una vista imposible, que hipnotiza mientras tomo el café en la mañana mirando las nubes subiendo lento frente al balcón. en el río negro hay mariposas del tamaño de dos manos abiertas, mostrando sus alas azúles, rojas y naranjas entre los árboles llenos de naranjas y café. cada día mi compañera colombiana y yo repetimos el estribillo "hoy voy... mañana", nos quedamos las noches en un bar escondido en un jardín, a escuchar guitarra a luz de velas mientras esperamos que la luz vuelva.

dimanche 24 mars 2013

06/03/13 - 24/03/13 san pedro / la paz
















la montée du chili se passe toujours aussi bien, en arrivant a calama je croise fernando, un bolivien avec un grand coeur et une petite chambre qui me loge par pure compassion des voyageurs en galere. il me fait rêver déjà a la jungle de son pays, et d´un clin d´oeil au chauffeur nous envoie gratis jusqu´au mytique désert d´atacama. là-bas, en posant la tente dans le jardin d´une énième maison en construction abandonée, on improvise un four pour faire du pain, on profite du soleil et des étoiles. je m´embarque sur un tour des geysers. c´est si beau que ca fait mal, je quitte l´étendue désertique avec l´odeur de lait sucré des vapeurs d´eau et un authentique baiser d´amour d´un llama curieux. il ne s´est malheureusement pas changé en prince inca (mais depuis je les embrasse tous, au cas oú).
subir chile sigue tan bacan como antes, al llegar a calama encuentro fernando, un boliviano con un corazon grande y una habitación chiquitita, que nos da hospedaje por pura compasión con los viajeros improvisando. me hace soñar ya con la selva de su país, y de un guiño de ojo al chófer nos manda gratis hasta el horizonte rojo del desierto de atacama. allà dejamos la carpa en otro terreno de una casa media construida media abandonada, improvisamos un horno para hacer pan, disfrutamos del sol y de las estrellas. voy a un tur de los geysers. es tán hermoso que me duele, dejo el país desértico con el olor dulcillo de los vapores de agua y un verdadero beso de amor de una llama curiosa. desafortunadamente, no se cambió en prince inca (pero sigo besándoles todos, por si acaso).




pour me donner une idée de la qualité des transports en bolivie, le bus qui m´amène de iquique a oruro s´arrete au milieu de nulle part avec un pneu crevé. un bon moment pour prendre un maté et regarder les premiers coups de foudre de la saison des pluies après un été chilien. après seulement sept heures de retard, j´arrive a la paz, d´oú je fuis rapidemment pour aller a la isla del sol - le choc du bordel les gens le bruit avec l´atmosphère du désert était trop grand. le lac titicaca est froid et beau, comme les boliviens qui paraissent timides et réservés avec les étrangers quand on ne veut rien leur acheter. après quelques jours a la plage, je retrouve le courage de rentrer a la paz : je commence déjà à croiser des gens rencontrés plus tot pendant le voyage, on reste tous dans un hostal, échafaudant des plans pour continuer a voyager sans passer par oruro, paralysée par une grève générale qui finira peut-etre dans un futur incertain. la capitale est un kaléidoscope de cholas mâchant des feuilles de coca en vendant de tout assises dans la rue, de touristes cherchant une poubelle pour ne pas ajouter aux montagnes d´ordures cachant presque les posters municipaux "LES ORDURES TUENT", et denfants en uniformes envahissant les rues. en bolivie personne n´a la moindre idée de ce qu´il y a à plus de cinquante mètres, mais tout le monde t´envoie dans une direction au pif avec un air convaincu. je deviens aussi addicte a la feuille de coca qu´au maté.
para darme una idea de los transportes en bolivia, el bus que me lleva de iquique a oruro para en la nada con un pneumático hecho mierda. tiempo para tomarse un maté mirando los primeros rayos de la temporada de lluvia despuès del verano chileno. con solo siete horas de retraso, llego a la paz, de donde me escapo rapido para llegar a la isla del sol - el choque del kilombo la gente el ruido con el ambiante del desierto era demasiado rapido. el lago titicaca es frío y hermoso, como la gente de bolivia que parece tímida y reservada con los estranjeros cuando no quieren comprar nada. despuès de unos días en la playa encuentro el ánimo de regresar unos días a la paz : ya empiezo a cruzarme con gente encontrada mas temprano en el viaje, y todos nos quedamos en un hostal, haciendo planes para seguir viajando sin pasar por oruro, paralisado por un bloqueo que acabará en un fúturo vago. la capital es un kaleídoscopo de cholas masticando coca y vendiendo cositas en el suelo, turistas buscando una basura para no añadir algo a las montañas quedándose frente a cárteles municipales con "la basura mata", y chiquillos en uniforme invadiendo las calles. nadie en bolivia tiene idea de lo que hay a más de cinquenta metros, pero todos te mandan en una dirrección al azar con aire seguro. mi addición por la hoja de coca es tan grande como la por el maté.

une peinture que jai realisee dans un hostal de la Paz
un mural que hize en un hostal de la paz

je croise un guide basque qui paraît connaître beaucoup de choses sur lamérique du sud, qui cherche quelqu´un avec qui faire un trekking de plusieurs jours pour s´échapper de la paz. la pachamama réalise mon désir d´un trekking intense, la marche est la plus dure que j´ai faite de ma courte existence, mais avec des récompenses proportionnelles : le chemin inca s´avère être l´ébauche d´une idée de comment traverser la montagne puis la jungle, et le climat ne nous autorise pas de répit. un jour, six heures de marche sans s´arrêter pendant que je comprends petit a petit ce qu´est un "déluge biblique", que toute l´eau gelée du monde nous tombe dessus, nous faisant glisser dans le chemin qui sest vite converti en rivière. trempés jusquaux os. aujourd´hui on a marché sept heures perdus dans la jungle sans une goutte d´eau depuis la veille ; mais une fois qu´on a survécu a tout ca, ce qui reste sont les photos et les souvenirs des nuits pleines de chants de grenouilles. (les courbatures auront vite disparu, et la peau de mes bras repoussé)
me cruzo con un guía basco que parece conocer un montón de america del sur, que va buscando alguièn con quien hacer un trekking de varios días para escaparse de la paz. la pachamama cumple mi deseo de un trekking intenso, la caminata resulta la mas dura que hizé de mi vida, pero con recompensas adecuadas : el camino inca resulta una esboza de una idea de cómo cruzar la montaña y la selva, y el clíma tampoco nos deja en paz. un día, seis horas de caminata sín parar mientras entiendo poco a poco la expresión "diluvio bíblico", y todo el agua helado del mundo nos cae encima, haciendonos resbalar en el camino que se ha vuelto río. empapados hasta los huesos. hoy caminamos siete horas perdidos en la selva sín ni una gota de agua desde el día anterior, pero una vez que hemos sobrevivido todo eso, lo que queda son las fotos y las memorías de noches llenas del canto de ranas. (las corbaturas habrán desaparecido rápido, y la piel de mis brazos crecido de nuevo)

mardi 5 mars 2013

24/02/13 _ 05/03/13 siete tazas




un jeune homme croisé dans un bar me dit un soir : "tiens, moi aussi je pars en stop en bolivie la semaine prochaine. mais avant il faut absolument que jaille voir las siete tazas il paraît que c´est magnifique". nous voilà partis.

un chico encontrado en un bar me dice una noche : "oyé, yo también me voy a bolivia a dedo la semana que viene. pero antes tengo que ir a las siete tazas, dicen que es una maravilla". vamos. 












nous arrivons face a des vues spectaculaires de la rivière et formons rapidement une tribu temporaire avec une bande d´autres jeunes artisans voyageurs campant sur la berge, dans une légalité discutable. nos journées passent entre les plongeons de plusieurs mètres dans une eau glacée, des repas pour quinze et des coups de soleil pour tout le monde. les nuits sont longues, pleines de musique, et on fête plusieurs fois "la dernière" avant de prendre le courage de vraiment se dire au revoir.
llegamos frente a vistas espectaculares del río y nos juntamos en una tribu temporaria con otros artesanos mochilebríos acampando a orillas del agua, mas o menos legalmente. nuestros días se pasan entre piqueros de varios metros en una agua helada, comida para quince y quemaduras de piel para todo el mundo. las noches son largas y llenas de música, y festejamos varías "última noche" antes tener el ánimo de despedirse de verdad.

juste avant de partir, on fait un ultime détour jusqu´au bolsón : on n´atteint pas la fameuse lagune, mais le lieu dépasse déjà de loin tout ce qu´on avait pu imaginer. on ajoute nos messages aux mots sur les murs du refuge et on laisse un cadeau pour remercier les voyageurs ayant laissé de la nourriture là, au cas où des gens comme nous se pointeraient avec pas assez.
justo antes de irse, hacemos un último desvío por un sendero hasta el bolsón : no llegamos hasta la laguna, pero el lugar supera ya todo lo que habíamos imaginado. añadimos unos mensajes nuestros a las palabras en  los muros del refugio y dejamos un regalito para agradecer la comida que otros viajeros dejaron allá por si acaso, para gente como nosotros.


premiers jours a faire du stop seule pour visiter quelques merveilles du nord avant la bolivie, et tout se passe pour le mieux. on dirait qu´une jeune fille européene voyageant seule n´attendra jamais plus de 10min avant que quelqu'un ne s´arrête : "tu es bien jeune", "tu n´as pas peur?", "que disent tes parents?" rythment mes journées avec l´éternel retour de l´adjectif "valiente". entre les plages de guanaqueros et pisco del elqui, mon chemin croise celui de gens au grand coeur qui me donnent des conseils sur oú camper tranquille sur la plage, me ramènent a un terminal de bus, me laissent dormir dans leur jardin fabuleux ou l´arrière de leur camion quand l´argent me fait défaut. depuis que j´ai quitté santiago je n´ai pas dormi plus de trois heures d´affilée, mais d´un autre côté on m´invite a m´apprendre à faire du surf, j´observe un peu de contrebande de pétrole, je prends la once en écoutant mes hôtes discuter chakra et réincarnation.
primeros días haciendo dedo solita para visitar las joyas del norte antes de bolivia, y todo está perfecto. parece que una jovencita europea viajando sola nunca tendrá que esperar más de 10 minutos para que alguien pare : "que jovencita eres", "no tienes miedo?", "que dicen tus padres?" marcan el ritmo de mis días con el omnipresente adjectivo "valiente". entre las playas de guanaqueros y pisco del elqui, mi camino va cruzando el de gente con el corazón grande, que me dan consejos sobre donde acampar en la playa, me llevan hasta un terminal de buses, me dejan dormir en su jardín encantador o en la leña de su camión cuando el dinero me falta. desde que me fuí de santiago no logré dormir tres horas de una vez, pero por otro lado me proponen de aprenderme a hacer surf, soy testigo de un poco de contrabanda de oleo, tomo once con huéspedes charlando de chakras y reincarnación.