lundi 7 avril 2014

mars . jemmenage a costa de dentro


je fais un nouveau nid dans le sud sauvage de l ile, dans un petit village tranquille pleins dartistes duruguay et dargentine, venu elever leurs gosses dans la quietude. toute activite dans le village est supervisee par la trentaine de clebs semi domestiques qui patrouillent de long en large, aboyent sur tout le monde, nous accompagnent a la plage, matent les gamins jouer sur leurs telephones et dorment devant ma porte en poussant de profonds soupirs.
construyo un nuevo nido en el sur salvaje de la isla, en un pueblito tranquilo lleno de artistas uruguayos y argentinos, venidos a criar los nenes cerca de los arboles. cualquier actividad en el pueblo esta vigilada por unos treinta perros semi domesticados, que recorren todo el dia, ladrando sobre todo el mundo, acompanandonos a la playa, observando los muchachos jugando en su telefono y durmiendo frente a mi puerta con profundos suspiros.






en face de leglise dans limage du dessus, il a ces vieux murs qui tombent en ruine, quune equipe de macons et artistes improvises retapent chaque semaine, ajoutant des extensions de ciment et des couleurs le vendredi.
estos viejos muros estan frente a la iglesia de la imagen de encima. un equipo de pedreros y artistas improvisados vienen a depositar cada semana un poco mas de cemento y color.

chez luz on commence a faire des t shirts artisanaux...
en casa de luz empezamos a hacer camisetas artesanales...

... des commandes de portraits...
... pedidos de retratos...

... pour aller vendre tout ca dans le centre le samedi.
... para despues ir a vender en el centro el sabado.

je peins la rue a cote de julio qui peins la rue.
pinto la calle al lado de julio pintando la calle.

vue de ma porte dentree
vista desde mi puerta de entrada


je me retrouve a vivre a nouveau au creux des arbres, a ecouter les nuances dans le chant de la foret selon quil fasse nuit, que le jour se leve ou quil pleuve. un toucan vient se percher a cote de ma fenetre, toujours au meme endroit. je suis a quinze minutes de la plage et profite des vagues, je passe dix jours dans cette bicoque paisible et revient legerement traumatisee dune journee dans le centre bonde. je retape une vieille maison en bois en grand besoin dair frais en attendant avec impatience quaparaissent les singes que mont promis les anciens locataires. je deviens aigle pour une journee et participe a un film romantique de merde, je dessine des femmes cannibales et discute avec les vaches qui ici sappellent mimosa. jexplore les plages sous la pluie, et je survis a un orage qui fait ouvre violemment la porte et les fenetres de ma maison et fait tomber un arbre a cinq metres de ma tete. je fais du stop avec des touristes de minas gerais, je peins une facade de restaurant et regarde des interviews des habitants de lile, qui tous racontent quils sont venus ici passer une semaine et sont restes vingt ans. je lis les contes populaires pleins de sorcieres qui detestent toutes lail, il parait que les habitants les plus supestitieux en ont toujours sur eux au cas ou.
de nuevo estoy viviendo entre los arboles, a escuchar las diferencias del canto del mato dependiendo de si cae la noche o sube el sol, si llueve, si llega el gran viento. un tucan viene mirarme desde la ventana, siempre al mismo lugar. estoy a quince minutos de la playa y disfruto de las olas, paso diez dias en esta casita silenciosa y vuelvo algo traumatisada de la actividad del centro un dia de semana. arreglo una vieja casa de madera necesitando algo de aire, moriendome por ver los monos que me prometieron los antiguos inquilinos. me vuelvo aguila para un dia y participo a una pelicula romantica de mierda, dibujo mujeres canibales y charlo con las vacas que aqui se llaman mimosa. exploro playas bajo la lluvia, sobrevivo a una tormenta que abrio las puertas y ventanas de mi casa y hizieron caer un arbol a cinco metros de mi cabeza. ando a dedo con turistas de minas gerais, pinto una fachada de restaurante y miro entrevistas con habitantes de la isla, que todos cuentan que vinieron aqui para pasar una semana, y se quedaron veinte anos. leo cuentos populares llenos de brujas que odian todas el ajo, se dice que los habitantes mas supersticiosos siempre tienen una dientecita con ellos, por si acaso.

je reprends mes vieilles habitudes de faire les poubelles et ramasser des chiens et des garcons trouves dans la rue
empiezo de nuevo a revisar las basuras y recoger perros y muchachos encontrados en la calle

remarquez-vous lanomalie? pendant une semaine, personne na su dire ce qui les derangeait dans ce visage.
notan algo extrano? durante una semana, nadie supo identificar lo que les molestaba en esta cara.


pain fait maison
pan casero 

jus dacai, typique des jungles du bresil, fait main par le voisin
jugo de acai, tipico de las selvas brasileiras, hecho a mano por el vecino


 mon pote paulo mamene un soir assister a une session de la radio communautaire de campeche
mi amigo paulo me lleva a asistir a una sesion de la radio comunitaria de campeche



















poliana 

 cris

daniel

daniel

lundi 24 mars 2014

febrero : floripa - foz

une amie de france me tombe soudainement dans les bras. cest le moment de montrer les secrets de cette île magnifique. une semaine passe à absorber le soleil et les vagues.
se me cae de francia una amiga. hora de mostrar los secretos de esta hermosa isla. pasamos una semana alimentándonos de sol y olas.





cest aussi le moment pour faire des photos imbeciles, evidemment
hora tambien de hacer fotos estupidas, evidentemente 













les incroyables et indescriptibles chutes de foz diguaçu éclipsent par leur renommée internationale le parc à oiseaux de lautre côté de la rue. entre les broméliades et les toucans, seules sous le déluge qui chasse si efficacement les touristes, on vit moment de magie oú , on reste de longues minutes avec les perroquets qui repêtent avec nous "oh la la!" , "oh la la la la!!". je prends mille photos en pensant aux merveilleux motifs de tatouages pouvant naître de toutes ces plumes.
con su fama internacional, las increíbles y indescriptibles cataratas de iguaçu eclipsan el parque de aves del otro lado de la calle. entre bromeliadas y tucanes, solas bajo un diluvio que hace fugir los turistas, vivimos un momento de magía con los loros que repiten con nosotras "oh lala! ", "oh la la la la!". saco mil fotos, pensando en los tatuajes asombrosos que poden nacer de todas estas plumas.


foz, envahi par les masses immobiles. revoir les photos maintenant me remémore ces heures à attendre, attendre, attendre toujours un peu plus, tous exaspérés de devoir se joindre au troupeau, chacun rêvant de pouvoir être seul face aux grandes eaux.
foz, invadido por las masas imóviles. mirar las fotos ahora me hace recordar las horas esperando, esperando, esperando siempre un poco mas, todos exasperados de tener que juntarse a la manada, cada uno soñando con ser solo frente al agua. 





piècettes de voeux secrets

monedas para deseos secretos





la pierre et leau construisent un temple. heureusement, la mémoire fait le tri des moments importants, et aujourd hui tout ce que mévoque le nom de fosses sont ces boucles décume sans fin qui grondent le long des parois. un mouvement hypnotique, un doux fracas continu faisant vibrer les tympans et des horizons qui redeviennent insignifiants une fois que lappareil leur impose son cadre. des aigles majestueux, planant indifférents au spectacle. je fais le serment silencieux de revenir, et de passer une nuit clandestine de pleine lune, seule avec le chuchotement des courants.
la roca y el agua construyen un templo. la memoria selecciona los momentos importantes, y hoy el nombre de foz solo me evoca estos rulos de espuma que rugen deslizándose sin parar por de las paredes rocosas. un movimiento hipnótico, un suave trueno que haze vibrar el oído y horizontes que se vuelven insignificantes una vez delimitados por la cámara. águilas majestuosas, planeando indíferentes al paisaje. juro en silencio de volver, y pasar une noche clandestina de luna llena, sola con el susurro de la corriente. 



luz fait des mosaïques dans son jardin
luz haciendo mosaiquo en su jardín



cours daffiches collées dans la rue au festival des tétons en furie, le jour international de la femme
curso para aplicar posteres en la calle en el festival de mamilos en furio, el dia internacional de la mujer 
photo de facebook


jexpose quelques travaux avec dautres artistes pendant le festival
mostro algunos trabajos, junto con otras artistas durante el festival
photo de facebook

de retour a lîle de la magie, je croise une jeune fille qui fait des tatouages, des dessins, des peintures murales. je minstalle dans un nouveau chez-moi, et je mapprete à commencer un studio de tatouage à la maison. passe un carnaval enchanteur oú dansent des vieilles femmes dans des énormes robes jaunes de princesses disney, des filles nues à plumes comme autant doiseaux merveilleux, lébauche de tortue que javais aperçue, métamorphosée en char clignotant servant de trône à un grand roi noir brandissant une hache. heure après heure, les lions, guerriers, égyptiens et chinois, les enfants les mamies, les animaux de toutes les couleurs imaginables et les batucadas par dizaines passent sous nos yeux. on chante les chansons de carnaval de chaque école de samba pendant une semaine et au moment de quitter le centre désert, on voit séloigner dans une ruelle quatres centurions romains brillant dans la nuit. je participe à un festival féministe oú viennent des femmes en furie, des femmes pas féministes, des femmes furtives et des chasseurs de femmes. les filles apprennent à péter la gueule au prochain connard qui leur met la main au fesses, je découvre avec stupeur qu une majorité dentre elle souvre la paume au moment de donner des coups de poing à cause de leurs longs ongles... une journée atelier oú les filles apprennent à ouvrir des cadenas avec un fil de fer, à faire de la colle avec de la farine et de leau pour aller placarder des photos de vagins dans les toilettes, à divulguer le sacrosaint manuel de gynécologie par les plantes (pdf en anglais), à beugler comme des folles pendant les concerts et se boire une bouteille de vin en regardant les éclairs.
de vuelta a la ilha da magia, me cruzo con una chica que tatua, dibuja, pinta murales. me instalo en un nuevo hogar, y me preparo a abrir un estudio de tatuaje en casa. pasamos un carnaval encantador, donde vemos bailar viejas mujeres en impresionantes vestidos amarillos como de las princesas disney, chicas desnudas con plumas como pajaros maravillosos, el esbozo de tortgua que había visto, ahora transformada en carroza llena de luces, trono de un rey negro con hacha. hora tras hora pasan los guerreros, leónes, egíptos, chineses, los nenes y las abuelas, animales de cada tamaño y batucadas por docenas. cantamos las canciones de carnaval de cada escuela de samba durante una semana, y al momento de irse del centro desértico, vemos fugir cuatro centurios romanos, brillando en las tinieblas. participo a un festival feminista con mujeres en furia, mujeres que no son feministas, mujeres femininas y cazadores de mujeres. las chicas aprenden a romper la cara del próximo hijo de perra a quién se le ocurre ponerles la mano en la cola, observo incrédula que la mayoría se daña las palmas al dar puñetazos por tener las uñas largas.... un día de taller donde las chicas aprendent a abrir un candado con alambre, a divulgar el santo manual de auto-gynecología con las plantas (pdf en inglés), a gritar como locas durante los conciertos y tomarse un vino mirando los rayos afuera.